Maquillage zéro déchet, zéro problème ?

L’industrie cosmétique, par l’utilisation d’emballages trop souvent en plastique et non-recyclables, est à l’origine d’une des plus grandes production de déchets.

Le mouvement zéro déchet naît du souhait de résoudre ce problème et se développe au sein de notre industrie.
Aujourd’hui, certaines marques proposent donc du maquillage zéro déchet, en élaborant notamment des packagings rechargeables et/ou des contenants entièrement recyclables. Vouloir réduire la production incessante d’emballages et d’excédents dans l’industrie cosmétique est un véritable challenge technique pour tous les acteurs de la chaîne.

Mais peut-on réellement éradiquer les emballages ? Quelles solutions s’avèrent être véritablement durables ? Nous en parlons dans cet article.

Le maquillage zéro déchet : une réponse au problème des déchets dans l’industrie cosmétique

L’industrie cosmétique est un des secteur phares de l’économie française. En effet, elle atteint les 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018 (febea. Le secteur cosmetique en chiffres). 

Cela représente 525 000 shampooings, 309 000 produits de soin et 157 000 flacons de parfum vendus par jour aux Français. Mais qui dit produit vendu dit emballage jeté, et cela sans être toujours recyclé. En effet, l’utilisation du produit dure quelques mois. Cependant, l’emballage, souvent excessif, en plastique et parfois non-recyclable, perdure des centaines d’années dans l’environnement.

Ainsi l’industrie, malgré son importance économique, est à l’origine d’une montagne astronomique de déchets. Des lois anti-gaspillage, d’économie circulaire et des mesures de recyclages strictes ont été mis en place. Pourtant, le problème reste que le consommateur n’est pas toujours conscient de l’impact environnemental. Par exemple, rien qu’en 2017, chaque Français a produit une moyenne de 513 kilos de déchets. (Planetoscope, 2017)

Le mouvement zéro déchet, une nécessité ?

C’est afin de lutter contre la pollution plastique et le gaspillage incessant que naît le mode de vie “zéro déchet”. Ce mouvement est porté par des consommateurs de plus en plus conscients de leur impact sur l’environnement. 
Ils recherchent et utilisent des produits dont la production est plus éco-responsable et éthique.

Ce mouvement est en train de gagner en popularité. Selon une étude de 2018 par Harris Interactive, 58 % des Français sont prêts à payer plus cher pour un produit éco-responsable. (Enquête : Responsabilité et éthique dans la consommation).

Les marques, notamment cosmétiques, se sont rapidement mis dans le bain. Elles proposent de plus en plus de produits zéro déchet. Mintel indique même le “Sub-Zero Waste” comme étant la principale des tendances à faire influence sur le secteur de la beauté dans les années à venir (Mintel announces ‘Sub-Zero Waste’ as 2019’s global beauty and personal care trend).

Boutiques engagées et maquillage de luxe en mouvement

Les jeunes marques sont souvent en avance en terme d’innovation de recyclabilité et de technologie rechargeables. On les retrouve dans des boutique en vrac comme The Nakedshop à Paris ou dans e-boutiques spécialisées dans le zéro déchet comme :
Dream Act, Slow cosmétique ou encore Hello Neo.

Dans le luxe, cette tendance des cosmétiques rechargeables émergent également avec deux exemples probants. La marque La Bouche Rouge propose des rouges à lèvres vendus dans des écrins en cuir rechargeables. Ils ont également lancé leur premier mascara entièrement sans plastique et un poudrier rechargeable.

Les géants de l’industrie joignent également le mouvement, dont Hermès qui a lancé, en Mars 2020, sa toute première gamme de maquillage zéro déchet incluant des rouges à lèvres rechargeables en magasin également.

La bouche rouge, rouge à lèvres

 

Ce en quoi nous croyons chez Estampe

Si nous produisons, même de manière raisonnée, du maquillage chez Estampe, il y aura toujours besoin de packagings. Nous ne pouvons pas les éradiquer totalement. En développant nos produits nous réfléchissons à deux choses : les matériaux qui composent nos packagings et le cycle de vie du produit. Il est important pour nous de choisir des matériaux qui soient naturels, qui se renouvellent dans l’environnement, qui soient biodégradables et/ou recyclables à l’infini. Ces matériaux influent sur comment et où nous allons produire nos packagings. Nous les réalisons entièrement en Europe.

Enfin réfléchir au cycle de vie du produit, on réfléchit à deux choses : l’usage et la fin de vie du produit. Pour ce qui est de l’usage, il est important pour nous de développer des packagings rechargeables et esthétiques pour que les gens soient véritablement motivés à changer leurs habitudes. Nous devons créer une expérience client simple, où recharger son packaging est facile et à moindre coût.

Enfin la fin de vie du packaging est importante. Que faisons-nous si un(e) client(e) souhaite jeter son packaging bien que rechargeable ? Nous en sommes à ce moment là plus sur du zéro déchet…

Ce objectif est donc difficile à atteindre à 100 % par les marques si le consommateur décide de se séparer de l’objet. C’est pourquoi il faut réfléchir à la recyclabilité du packaging et cela passe par le choix des matériaux. Par exemple, chez Estampe nous évitons de réaliser des packagings en bi-matière, exemple : un poudrier avec un miroir collé à l’intérieur. Pourquoi ? Car le miroir est une seconde matière et les deux composants du packaging ainsi collés l’un avec l’autre rendrait ce dernier non-recyclable.

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